Laurent Gbagbo comme toujours
Laurent Gbagbo est-il encore un homme d’Etat crédible ? Venant de nous, ce questionnement peut paraître incongru. Pourtant, sa pertinence s’avère de moins en moins discutable, et pour cause.
Alors que la situation politique était encore incertaine après l’attaque du 19 septembre 2002, le président ivoirien, en visite officielle en Italie, décidait de regagner Abidjan en déclinant une invitation du « si gentil » Jacques Chirac, disposé à l’accueillir le temps de la résolution de la crise. Cette posture de Gbagbo lui valut la reconnaissance éternelle des Ivoiriens qui défendent son pouvoir au péril de leur vie.
C’est à eux qu’il doit en priorité son maintien à son poste, bien plus qu’à son habilité politique toutefois avérée.
Au nom d’une paix de plus en plus « arlésianesque », il n’a de cesse de faire des concessions au camp adverse sans la moindre contrepartie palpable. Et pour ne pas le gêner dans son action, les patriotes ont jusqu’ici accepté d’avaler les pilules les plus indigestes. Pour combien de temps encore ?!
La politique, dit-on, est une saine appréciation des réalités du terrain et du moment. Alors, que Laurent Gbagbo apprécie sainement les choses et qu’il édifie son peuple sur ce qui est possible et ce qui ne peut l’être à ce stade de la lutte émancipatrice, on le comprendrait aisément. Mais l’homme a pris cette dangereuse habitude de dire non pour finir par dire oui, tant et si bien qu’à chaque fois qu’il hausse le ton face à une revendication des rebelles, on s’attend, et à juste titre, à une nouvelle concession de sa part. Cette situation ne peut perdurer, car elle nuit à la vitalité du combat patriotique et entame significativement sa crédibilité d’homme d’Etat.
La lutte pour se soustraire au joug néocolonial sera longue, et son aboutissement ne saurait incomber à un seul individu. Conséquemment, le woody Gbagbo peut désormais passer le relais à un des ces hommes et femmes prêts à offrir leur torse pour défendre la république, si tant est qu’il ne se sente plus à même de continuer le combat. Le peuple lui en saurait gré !
Arsène Ouegui Goba-Yougouri
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Réactions des lecteurs
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Posté le Mardi 20 Juin 2006 à 00:53 par arsene voudrait changer le monde mais lui meme est un lache ! |
Posté le Mardi 04 Juillet 2006 à 13:19 par berna Côte d'Ivoire : enquête sur un crime parfait
Par Saley Boubé Bali
25/10/2003
Suite à l'assassinat du journaliste de R.F.I, des chefs d'Etats autorisés tournent leur langue de bois pour dire à Laurent Bagbo que cette fois-ci, le crime est politiquement incorrect, en clair qu'il a manqué de discrétion. En effet, ce nième assassinat allonge la liste macabre de la xénophobie à l'Ivoirienne. Le crime est si parfait et horrible qu'aucune réthorique même juridique est un sursis pour les auteurs. L'ivoirite a diligenté, un adepte fanatisé à executer comme un acte de foi. Laurent Bagbodoit donc tirer toutes les conséquences en se constituant prisonnier de fait. Il sait que l'histoire qu'il a apprise et enseignée aux enfants ivoiriens, le condamne déjà au supplice du collier pour l'avoir si maladroitement servie. En tant qu'historien des sociétés mandingues qu'il ne porte plus dans son coeur par haine, il sait que tuer un griot chroniqueur de guerre dont le griot joue aujourd'hui le rôle sur un champ de bataille, jouit d'une immunité. Le tuer pour un pretexte qu'il soit est un refus de témoignage. Et tout ceux qui commettaient un tel acte perdraient de fait de la victoire. Aujourd'hui, il n'y a plus de doute qu'autant le nazisme fut une peste pour le XXè siècle autant l'ivoirite l'est pour le XXIè. Il revient au monde de prendre ses résponsabilités avant que le mai n'affecte le reste de l'humanité. Si Bagbo sortait innocenté de ce crime visible comme il a classé les derniers charniers, il n'hésitera donc pas à gazer ses opposants. Et la France qui était visée à travers ses ressortissants vivant en Côte d'Ivoire doit en prendre ses résponsabilités au nom de l'ingérence chirurgicale comme elle est en train de le faire avec l'ingérence cafeier et cacaere.
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