Côte d’Ivoire : violation de l’embargo ?
L e Togo a annoncé lundi 16 janvier au avoir inculpé le Français Robert Montoya pour trafic d'armes à la suite de la saisie de quatre avions et hélicoptères de combat soupçonnés d'être destinés à la Côte d'Ivoire malgré l'embargo sur les ventes d'armes à ce pays.
"Nous avons saisi deux aéronefs Mig 23 et deux hélicoptères Mi8, des appareils de combat stationnés à l’aéroport de Lomé appartenant à Robert Montoya", qui possède plusieurs sociétés travaillant notamment dans le secteur du gardiennage et de la sécurité, a déclaré le commandant Kemence, porte-parole des Forces armées togolaises (FAT).
"Le gouvernement lui avait demandé de fournir des explications sur la provenance et la destination de ces appareils lorsqu’il a constaté leur présence", a-t-il ajouté.
Selon le commandant Kemence, une perquisition a été effectuée en décembre dans les bureaux des sociétés de M. Montoya à la suite d’une plainte déposée contre lui par le ministre togolais de la Défense Kpatcha Gnassingbé.
L’officier a affirmé que le Togo "ne servira jamais de zone de transit d’armes et de munitions vers la Côte d’Ivoire ou tout autre pays".
Il a ajouté que l'ancien adjudant de gendarmerie était propriétaire en titre de ces appareils et qu'il avait été inculpé de trafic d'armes après avoir été "incapable de fournir une explication satisfaisante sur l'origine et la destination des aéronefs de combat".
La juge du tribunal aux armées de Paris (TAP), Brigitte Raynaud, a séjourné la semaine dernière à Lomé dans le cadre de l’exécution d’une commission rogatoire internationale (CIR) visant à obtenir des informations sur la provenance du matériel militaire des forces loyalistes ivoiriennes ayant servi au bombardement d’un camp militaire français à Bouaké (centre, zone rebelle) en Côte d’Ivoire le 6 novembre 2004.
Cette attaque, réalisée par des avions Sukhoï 25, avait fait dix morts, neuf militaires français et un civil américain.
La juge s’interroge principalement sur l’origine de ces deux Sukhoï 25.
A la tête, notamment, de la société Darkwood, basée au Togo, Robert Montoya, ancien gendarme de l’Elysée sous François Mitterrand, mis en cause dans l’affaire des écoutes téléphoniques, est l’agent pour l’Afrique de l’Ouest de la compagnie biélorusse BVST.
source
Republiqueoftogo.com
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