Crise Ivoirienne
Accord de paix entre Ivoiriens : les raisons du « miracle » de Ouagadougou (1)
L’accord de fin de belligérance signé dimanche 04 mars 2007 entre le président Laurent Gbagbo et le chef rebelle Guillaume Soro a toutes les chances, à condition que les deux parties respectent leurs engagements, d’aboutir à la résolution de la crise née de la tentative de coup d’Etat du 19 septembre 2002.
Pourquoi le président burkinabé a-t-il réussi en quelques semaines ce dont la Communauté internationale a été incapable cinq années durant ?
En plusieurs volets, nous esquissons une réponse à ce questionnement qui impose de remonter aux origines profondes de cette crise pour comprendre les enjeux qui avaient jusque-là commandé à son enlisement.
Déclarée officiellement colonie française en 1893, la Côte d’Ivoire ne fut pas un territoire facile à pacifier. Au début des années 1930, la Haute Volta - actuel Burkina Faso - lui est rattachée administrativement. La raison, les planteurs de café et cacao, des colons pour une grande part, avaient besoin de la vaillante main d’œuvre voltaïque. Il fallait par conséquent favoriser son émigration vers le sud ivoirien. A l’évidence, cet afflux massif d’allogènes africains ne sera pas sans poser des problèmes de cohabitation avec les populations autochtones.
A la fin de la deuxième guerre mondiale, les colonies et territoires d’Outre-Mer élisent des représentants appelés à siéger à l’Assemblée Constituante française et ensuite à l’Assemblée Nationale. Houphouët-Boigny est élu en 1945 pour représenter les deux parties de la Côte d’Ivoire.
Nous sommes aux premières heures de la lutte politique en vue de la décolonisation. Le 18 octobre 1946 à Bamako, au pays de Soundjata Kéita, naît le rassemblement démocratique africain, le R.D.A. Le parti démocratique de Côte d’Ivoire, le P.D.C.I, en deviendra la section locale.
A la pointe du combat contre le joug colonial, le R.D.A, à l’initiative d’Houphouët, s’apparente au Palais Bourbon au parti communiste français, la seule formation politique hexagonale qui défendait les peuples opprimés.
Mais à partir de 1950, le R.D.A. quitte le groupe communiste à l’Assemblée et se ramollit pour désormais collaborer avec les autorités coloniales, tout cela à l’instigation du représentant ivoirien. Faut-il le rappeler, depuis 1947, la Côte d’Ivoire et la Haute-Volta sont à nouveau séparées et chacune rétablie dans ses frontières actuelles.
En récompense de sa loyauté, Houphouët-Boigny entre dans le gouvernement de Guy Mollet en 1956. Et le 28 septembre 1958, alors que la Guinée de Sékou Touré dit non à la Communauté française, la Côté d’Ivoire et son leader s’y engagent résolument.
Deux années plus tard, le 7 août 1960, lorsque son pays accède à l’indépendance formelle, celui-ci en devient le premier président, «de plein droit » dirions-nous !
Dès 1961, il signe avec l’ex-métropole ( ?) un certain nombre d’accords qui maintiennent quasiment la Côte d’Ivoire sous domination française. Cela ne sera pas sans conséquences dans cette crise comme nous le verrons prochainement.
Arsène Ouegui Goba-Yougouri
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Posté le Samedi 29 Mars 2008 à 01:53 par lrvoqg koiaNi <a href="http://mjinhxeucdww.com/">mjinhxeucdww</a>, [url=http://hdjpwtvkiirl.com/]hdjpwtvkiirl[/url], [link=http://acoeicecnorm.com/]acoeicecnorm[/link], http://rtppipvetsxb.com/
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