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Crise Ivoirienne
les raisons du « miracle » de Ouagadougou (2ème volet)
Avec le début du démantèlement de la zone dite de confiance intervenu lundi 16 avril, la paix devient de plus en plus probable en Côte d’Ivoire. Le « miracle » de Ouagadougou est pour ainsi dire véritablement en marche.
Nous avions conclu le premier volet qui en explique les raisons avec l’idée qu’à son accession à son indépendance formelle, la côte d’Ivoire fut amenée, sous Houphouët-Boigny comme 1er président nommé, à signer un certain nombres d’accords, en 1961, qui maintinrent quasiment le pays sous le joug français.
Sur le plan militaire, la France devait défendre la Côte d’Ivoire en cas d’agression extérieure. Et si la France venait à être agressée à son tour, les soldats ivoiriens devaient, comme du temps des tirailleurs sénégalais, se mettre à la disposition de l’ancienne (?) métropole.
Ce type d’accords fut signé avec d’autres ex-colonies, et la philosophie qui présida à leur mise en œuvre était de réduire les dépenses militaires, qui risquaient de grever le budget des pays nouvellement indépendants. En prenant en charge leur sécurité, la France leur permettait ainsi de consacrer leurs maigres deniers au développement économique. C’est ce qui expliqua le maintien ou la création des bases militaires comme le 43è BIMA en Côte d’Ivoire.
L’idée était peut-être noble, mais en réalité, ces forces d’occupation avaient été maintenues en place pour mater toute velléité de contestation du pouvoir local.
Sur le plan économique, la Côté d’Ivoire se vend pratiquement à la France dont elle a fait son principal « partenaire ». Par exemple, pour toute richesse découverte dans son sous-sol, elle devait traiter en priorité avec les entreprises françaises. Le franc CFA (Colonies Françaises d’Afrique) est resté lié au franc français par un taux de change fixe et un compte d’opérations qui imposaient aux pays ayant en partage cette monnaie (le CFA) de verser jusqu’à 65 % de leurs recettes d’exportation au trésor publique français, aux fins de leur garantir des devises étrangères.
En compensation, la Côte d’Ivoire, pour l’exemple qui nous concerne, bascule dans le système de parti unique sous le fallacieux prétexte qu’elle n’est pas encore une Nation et qu’il fallait lui éviter les divisions tribales inhérentes au multipartisme naissant.
Sous ce pouvoir autoritaire, des complots imaginaires furent dénoncés en 1963, et des révoltes matées dans le Sanwi et en pays abbey. Mais c’est en 1970 que la violence atteignit son paroxysme, avec le génocide guebié qui fit plus de 4000 morts.
Dès lors tout le monde rentre dans le rang.
Economiquement, le pays connaîtra un certain succès avec le développement de l’agriculture, et vers la fin des années 70, on parle de « miracle économique » en Côte d’Ivoire. Celui-ci sera cependant de courte durée, car le front social va vite rentrer en ébullition, avec la grève des enseignants et des médecins ensuite. Le pouvoir en sortira fortement ébranlé, tandis qu’un certain Laurent Gbagbo sera contraint à l’exil en France en 1982. Celui-ci rentrera au pays natal six ans plus tard et, dans la clandestinité, créée avec des amis ce qui deviendra plus tard le Front Populaire Ivoirien (F.P.I.), membre de l’Internationale socialiste.
En 1989, quand tombe le mur de Berlin, son onde de choc n’épargne pas les pays africains qui, à leur tour, entrent en effervescence. Plus que jamais, la Côte d’Ivoire est au bord du gouffre financier et à l’instigation des bailleurs de fonds, son président nomme Alassane Ouattara à la tête d’un comité interministériel chargé de redresser le pays. Celui-ci sera par la suite nommé Premier ministre, et le multipartisme, quant à lui, aura été réinstauré le 30 avril 1990, Houphouët-Boigny n’ayant plus eu d’autre alternative que de l’autoriser.
Posté le Samedi 29 Mars 2008 à 01:53 par lkwhdqe n0iSUr <a href="http://retpxendctvj.com/">retpxendctvj</a>, [url=http://cadhtbvcpswq.com/]cadhtbvcpswq[/url], [link=http://bqaqwrqvdbtw.com/]bqaqwrqvdbtw[/link], http://sytmjjcxyqyb.com/